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Kathleen, de Fabrice Colin

Fin de l'exploration de l'eouvre de Fabrice Colin avec son roman Kathleen, publié par l'Atalante en 2006.


Kathleen est l'histoire de trois récits, trois périples.
D'abord : l'histoire de Louis, enfant du début du XXe siècle, partagé entre l'amour de sa mère et la rudesse de son père, perturbé par les difficultés que rencontrent ses parents dans leur couple, incommunication, jalousie, folie.
Ensuite : Charles, fils du premier, photographe parisien. En 2005 lorsqu'il est appelé au chevet de son père mourant et se met en quête de l'histoire de ce père qu'il n'a jamais réussi à cerner. Les seuls repères de Charles sont fournis par un journal intime parcellaire, irréel, où son père raconte son expérience au sein d'une communauté dirigée par un gourou excentrique et sa rencontre avec Catherine Mansfield, Kathleen.
Finalement : la voix intérieure de Louis, récit introspectif rendant tangibles dans le fantasme les peurs, doutes et recherches personnelles de ce père qui n'est jamais parvenu à savoir qui il était en tant qu'humain.

Elric : le buveur d'âmes, de Fabrice Colin et Michaël Moorcock

Pour finir dans l'exploration des œuvres de Fabrice Colin, je vous présente un roman qu'il a coécrit avec Michaël Moorcock qui s'intitule Elric : le buveur d'âmes.


Prince déchu, dévasté par la mort de son aimée, Elric de Melniboné a juré de ne plus jamais se servir de Stormbringer, son épée maudite qui boit les âmes et lui procure sa puissance et sa vitalité. Accompagné de son fidèle compagnon Tristelune, Elric, abattu et mourant, part en quête de son dernier espoir : L'Anémone Noire, une plante magique ne fleurissant qu'une fois par siècle, qui pourrait lui redonner des forces. Pour la trouver, il doit gagner les ruines de Soom, une cité perdue au cœur d'une jungle inhospitalière infestée de créatures maléfiques.

Pour vous faire une meilleure idée de ce roman vous pouvez visionner le petit film qui suit.

Bonne découverte

  
"Fantasy au Petit-Déjeuner" épisode 93 from Salvek on Vimeo.

Comme des fantômes : histoires sauvées du feu, de Fabrice Colin

Poursuivons dans l’œuvre de Fabrice Colin en s'intéressant à des œuvres plus anciennes. Aujourd'hui je vais vous parler de Comme des fantômes : histoires sauvées du feu paru en 2008 aux Moutons Électriques.

Il s'agit d'un recueil de nouvelles qui nous retrace en parti le parcours littéraire de Fabrice Colin, en partant du principe que celui-ci est mort lors de l'incendie de son appartement (je vous rassure il va bien et il sera bien parmi nous le samedi 17 mai à 11 h).

Dans ce recueil de nouvelles, Fabrice Colin s'interroge : Que se passe-t-il quand un auteur abandonne ses personnages? Quand l'Alice de Lewis Carroll oublie de fêter ses cent trente ans? Quand Peter Pan entend vous faire payer ses orientations sexuelles? Que se passe-t-il lorsqu'un lecteur est pris au piège d'un cadavre d'histoire, qu'un détective devient fabriquant de spectres ou que la mort d'un poète fait surgir une forêt?

Expert en fantômes et en fées, docteur ès faux-semblants et machinations troubles, Fabrice Colin pose sur ces questions – et sur d'autres – des avis très personnels. Ce recueil de nouvelles se veut hommage autant qu'étude ; s'y dévoile une personnalité tourmentée et complexe dont les textes ici présentés ne sauraient suffire à épuiser pleinement le mystère. Suicide ou disparition? Mythomanie chronique ou soif d'histoires compulsive? La réponse, si elle existe, se trouve à l'intérieur.


Bal de givre à New York, de Fabrice Colin

On continue avec les romans de Fabrice Colin, en évoquant cette fois-ci un titre destiné aux adolescents.


« Quelque chose en lui me submergeait et je savais, où croyais savoir, qu’en me liant ainsi à sa personne, j’abandonnais pour toujours le cours tranquille de mon existence, jetais au feu mes espoirs et mes projets puérils, à peine formés, et le pire était que je m’en moquais : car rien de ce que je pouvais vivre sur cette terre n’avait jamais été à ce point essentiel – j’étais à lui, je ne voulais être qu’à lui.
-Dis-moi que ce n’est pas un rêve. Il ne répondit pas, mais personne ne pouvait rêver aussi fort. »

Anna Claramond, 17 ans, se réveille sur une route de New-York. Un jeune homme vient de la renverser avec sa voiture. Elle est indemne, mais elle ne se souvient de rien, à part son nom. Peu à peu, les choses du quotidien lui reviennent, elle retrouve par exemple sa maison, mais l'essentiel lui échappe. Anna se sent en danger, mais elle est obsédée par Wynter, le garçon qui l'a renversée. Il est pourtant vital qu'elle se souvienne, avant qu'il ne soit trop tard. 

Fabrice Colin réussit à cultiver le mystère tout au long du roman. Le lecteur ne peut deviner qui est vraiment Anna et ce qu'elle risque, il faut pour cela attendre la fin du roman. Cet effet de surprise peut engendrer une certaine frustration, mais cette fin donne au roman une toute autre saveur. Il est parfois difficile de s'attacher à Anna, dont on peine à comprendre l'indolence. Mais ce qui fait la force de ce roman, c'est l'univers proposé par l'auteur, ce monde hivernal, blanc et glacé, animé par des phénomènes mystérieux.Le tout porté par un style fluide, simple sans être banal.

Blue Jay Way, de Fabrice Colin

On continue avec les romans de Fabrice Colin, avec Blue Jay Way.


Son nom, jusqu'ici, était surtout connu des amateurs de science-fiction et de fantasy, voire de littérature jeunesse. A 39 ans, et presque autant de livres derrière lui, Fabrice Colin s'est déjà taillé une réputation de séduisant touche-à-tout, capable de rafler quatre fois le Grand Prix de l'imaginaire dans autant de catégories différentes. Mais en dépit de quelques ouvrages remarqués (dont Projet oXatan, La Malédiction d'Old Haven ou Bal de givre à New York), le Parisien attendait encore la reconnaissance que son talent appelait. Une injustice qui devrait fort heureusement être réparée après ses débuts fracassants dans le polar avec Blue Jay Way, fable survoltée sur Los Angeles et ses dangereux mirages.
Les prémices du roman - un Français fasciné par l'Amérique part découvrir l'Eldorado californien - auraient pourtant pu faire craindre le pire. Mais ce serait oublier qu'à Hollywood plus qu'ailleurs il ne faut pas se fier aux apparences. Invité à Beverly Hills par une célèbre romancière, Julien a pour mission de chaperonner son fils, Ryan, un junkie emblématique d'une jeunesse dorée et passablement désoeuvrée. Sauf que le précepteur va à son tour succomber au cycle infini des parties, ébahi par la débauche de luxe et de poitrines protubérantes. Et lorsqu'une starlette de télé-réalité dont il s'est amouraché disparaît, le french lover craint vite de passer pour le coupable idéal. D'autant que s'accumulent bientôt les morts violentes, dans une Cité des Anges incapable de dissimuler plus longtemps les démons qui l'habitent...
Blue Jay Way était le nom d'une chanson des Beatles, écrite par George Harrison en 1967 devant le panorama irréel de Los Angeles. Fabrice Colin a su en tirer une brillante variation sur la perte de repères propre à cette métropole tentaculaire. Loin de sombrer dans les clichés habituels, l'auteur de Dreamericana se frotte ainsi au plus près du mythe yankee. Et avec un sens de l'intrigue éprouvé, il nous plonge dans les entrailles de cette ville aux mille visages, taillée comme un diamant noir. Résultat : si on excepte une mise en place un peu longuette, Blue Jay Way s'avère un page-turner efficace, riche en clins d'oeil à Bret Easton Ellis et David Lynch. Et, somme toute, fort prometteur.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/blue-jay-way_1126776.html#zhpU8zj10mJHKe5a.99
 Julien, jeune Franco-Américain féru de littérature contemporaine, a perdu son père le 11 septembre 2001 dans l'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone. Désireuse de lui faire oublier ce drame, la célèbre romancière Carolyn Gerritsen, qui l'a pris en amitié, lui propose d'aller vivre à Los Angeles chez son ex-mari producteur, afin qu'il officie en tant que précepteur auprès de leur fils Ryan. À Blue Jay Way, villa somptueuse dominant la ville, Julien est confronté aux frasques du maître des lieux, Larry Gordon, et à une jeunesse dorée hollywoodienne qui a fait de son désœuvrement un art de vivre : un monde où tous les désirs sont assouvis, où l'alcool, les drogues et les parties déjantées constituent de solides remparts contre l'ennui. Peu à peu, Julien se laisse séduire par ce mode de vie délétère et finit par nouer une relation amoureuse avec Ashley, la jeune épouse de Larry (et belle-mère de Ryan). Lorsque la jeune femme disparaît mystérieusement, il doit tout faire pour dissimuler leur liaison sous peine de devenir le principal suspect. Ce n'est que le début d'un terrible cauchemar : très vite, les morts violentes se succèdent, mensonges, trahisons et manipulations deviennent la norme, et la paranoïa apparaît comme le dernier refuge contre un réel insupportable. Julien doit savoir, pourtant, il n'a plus le choix : il fait partie de l'histoire.

Styliste hors pair, Fabrice Colin donne ici de nouveaux territoires au thriller et nous offre un roman profondément contemporain, qui dresse le portrait d'une époque où réalité et fiction ont irrémédiablement partie liée, parfois pour le meilleur, souvent pour le pire. Los Angeles, la ville où tout est filmé et où, pourtant, tout est faux, est le cadre idéal de cette palpitante descente aux enfers, doublée d'une intrigue machiavélique.

Ta mort sera la mienne, de Fabrice Colin

On continue avec les romans de Fabrice Colin, avec Ta mort sera la mienne


Une soixantaine d’étudiants, un motel grand luxe dans les plaines de l’Utah : tout est prêt pour un séminaire littéraire de rêve. Et puis, au soir du premier jour, un homme arrive, coiffé d’un casque de moto, et sort un fusil à pompe de son sac. Le rêve tourne au cauchemar. Terrifiée, rendue à moitié sourde par les détonations, une jeune fille trouve refuge dans une chambre où se terre déjà Karen, sa conseillère d’éducation. À voix basse, les deux femmes engagent la conversation. Karen en est sûre : elle connaît le tueur.

Obèse, mélancolique, Donald traîne son spleen existentiel en attendant la retraite. Il aurait voulu être indien ; il n’est que chef de la police. Ce soir-là, un mail arrive au poste. Prise au coeur d’une fusillade dans un motel de Moab, une employée appelle au secours. Dans le miroir des toilettes, l’homme en larmes, effaré, contemple son reflet. Ce motel-là, songe-t-il. Précisément aujourd’hui. Il s’appelle Troy, mais les noms n’ont plus d’importance. La fin du monde approche. Oh, il ne la craint pas. Le Feu du Ciel, il le sait, l’épargnera. En attendant, Troy s’arrête dans des diners, Troy parle à des gens, Troy baise, médite, et serre les poings. Dans sa tête : la rumeur grandissante d’avant l’apocalypse. Dans son sac de hockey : un fusil à pompe calibre 12.

Trois voix, trois personnages, trois destins irrémédiablement liés – sur les terres tragiques du rêve américain et de l’illusion mortelle.

Arcadia l'intégrale, de Fabrice Colin

On continue avec les romans de Fabrice Colin, avec cette fois un roman adulte : Arcadia : l'intégrale réédité en ce début d'année chez Bragelonne.

Pour ce roman il a reçu le prix Ozone en 1999. Le prix Ozone créé en 1997, est un prix littéraire français concernant la science-fiction, la fantasy et le fantastique. Créé par le magazine Ozone, ce prix des lecteurs a gardé son nom d'origine bien que la revue ait changé le sien en Science-Fiction magazine. Il a cessé d’être délivré après l'année 2000.


Arcadia est une copie onirique de notre monde; c'est l'endroit où survivent les morts dont on continue à se souvenir. Le premier postulat du livre de Colin est que les artistes en tout genre y ont une durée de vie bien supérieure à celle du reste de l'humanité car nous continuons à nous souvenir d'eux à travers leurs œuvres.
 En parallèle, la Terre du XXIIe siècle est en train de mourir en jetant ses derniers feux. Les eaux montent, la quasi-totalité de l'espèce humaine a disparu. Les survivants hantent les villes envahies par les eaux, ce qui nous vaut d'hallucinantes descriptions d'un Paris post-apocalyptique. Parmi eux, quatre adolescents qui pillent les musées pour se fabriquer un décor à la mesure de leur spleen.

Arcadia est un roman de quête d'inspiration arthurienne mais c'est aussi un objet inclassable et précieux, à la frontière entre de nombreux genres car le roman se compose d'une succession de scènes fortes qui oscillent entre surnaturel, réalisme magique, fantasy et féerie, avec un brin de SF pour faire bon poids. Un métissage tout à fait bienvenu.
Vous pouvez emprunter ce roman à la médiathèque. Pour savoir s'il est disponible, cliquez ICI

Passeurs de mort, de Fabrice Colin

Le samedi 17 mai à 11h, la médiathèque va recevoir, Fabrice Colin, auteur de livres pour les enfants, les ados et les adultes. Il vient pour ses romans ados et adultes.
Je vais donc vous faire découvrir quelques unes de ces œuvres, afin que vous puissiez découvrir cet auteur.
Pour commencer je vais vous parler de son dernier roman pour adolescents : Passeurs de morts, paru chez Flammarion


Angel était loin de se douter que la mort de son oncle allait changer sa vie. Elle se sentait proche de lui car il avait ses marottes, la sienne étant de discuter avec son porte clé.
 Angel veut être romancière, chose qui n'enchante pas trop ses parents qui rêvent pour elle d'une vie plus terre à terre.
Son oncle lui laisse en héritage un manuscrit et une étrange paire de lunettes rouges. Une fois qu'elle a découvert, grâce à Nadir, l'infirmier qui a soigné son oncle que lorsqu'elle chausse ces lunettes elle peut voir le passage de la vie à la mort. Le récit se met alors en place progressivement avec la rencontre de l'énigmatique famille Cooper. Mais qui sont donc les étranges membres de la famille Cooper ? Et qu'ont-ils à voir avec les inquiétants employés qui accompagnent les esprits aux portes de la mort ? Il lui faudra accepter les conditions du jeune et énigmatique Brandon Cooper pour trouver ses réponses.

Ce récit fantastique est très agréable à lire. L'écriture de Fabrice Colin, fluide et très évocatrice, nous entraine dans un univers tellement vraisemblable qu'on y adhère d'emblée, surtout que l'on s'attache aux personnages. Construit avec maestria, cet univers fantastique amène le lecteur à réfléchir sur la vie, la mort, la vie après la mort, le déterminisme…

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