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Sauf les fleurs, de Nicolas Clément

  • Sauf les fleurs de Nicolas Clément.


Sauf les fleurs et l'histoire de Marthe, douze ans, qui vit à la ferme avec ses parents et son petit frère Léonce. Son père est un homme mutique et violent, mais les bêtes sont là qui réconfortent ; l'amour de la mère et l'enfance de Léonce font tout le bonheur de vivre. Marthe a seize ans, elle rencontre Florent. Les jeux d'enfant ont fait place aux premières amours, à la découverte que les corps et les êtres peuvent aussi être doux.
Un jour, Marthe enseignera aux autres la richesse des mots dont le père veut la priver, le bonheur de lire et d'inventer d'autres réalités. Marthe a dix-huit ans, et le drame se produit. Les fleurs sont piétinées, sa vie vole en éclats, mais la catastrophe laisse intact l'amour de son frère et celui des mots

Les lecteurs on trouvé que ce court texte était un livre coup de poing, glaçant et magnifique. La lecture est fortement recommandé à tous.

Kathleen, de Fabrice Colin

Fin de l'exploration de l'eouvre de Fabrice Colin avec son roman Kathleen, publié par l'Atalante en 2006.


Kathleen est l'histoire de trois récits, trois périples.
D'abord : l'histoire de Louis, enfant du début du XXe siècle, partagé entre l'amour de sa mère et la rudesse de son père, perturbé par les difficultés que rencontrent ses parents dans leur couple, incommunication, jalousie, folie.
Ensuite : Charles, fils du premier, photographe parisien. En 2005 lorsqu'il est appelé au chevet de son père mourant et se met en quête de l'histoire de ce père qu'il n'a jamais réussi à cerner. Les seuls repères de Charles sont fournis par un journal intime parcellaire, irréel, où son père raconte son expérience au sein d'une communauté dirigée par un gourou excentrique et sa rencontre avec Catherine Mansfield, Kathleen.
Finalement : la voix intérieure de Louis, récit introspectif rendant tangibles dans le fantasme les peurs, doutes et recherches personnelles de ce père qui n'est jamais parvenu à savoir qui il était en tant qu'humain.

Le baiser dans la nuque, d'Hugo Boris

Lors d'une des réunions des Brigades du livre nous avons évoqué le premier roman d'Hugo Boris Le Baiser dans la nuque.


Fanny est sage-femme et va rencontrer Aurélie et Louis lors d'un accouchement singulier... Touchée par leur histoire, elle restera en contact avec eux et sera amenée à les revoir. Louis, en dehors du fait qu'il soit un économiste très investi dans son travail, est également professeur de piano. Il donne même des cours et c'est ce qui le conduira à se rapprocher de Fanny, qui souhaite pour une raison bien particulière, renouer avec l'univers musical : une maladie la condamne en effet à devenir sourde. Les rendez-vous musicaux se suivent et chaque jeudi Fanny apprivoise les touches du piano droit... Jusqu'au jour ou certaines notes ne seront plus audibles par la jeune femme. Bouleversé par cette élève singulière, Louis va s'investir du mieux qu'il peut pour donner tout son sens à la musique, sans pour autant la réduire à un son... La complicité s'installe, mais pour combien de temps ?

 Ce roman a fait l’unanimité au sein des Brigades du livre. Une lectrice du groupe a rencontré Hugo Boris à la Fête du livre de Bron. Elle a beaucoup aimé la présentation de son dernier roman : Trois grands fauves.

Contours du jour qui vient, de Léonora Miano

Lors d'une des réunions, des Brigades du Livre nous avons évoqué le roman de Léonora Miano Contours du jour qui vient.


Contours du jour qui vient a été publié en 2006, et a remporté le Prix Goncourt des lycéens la même année.

L'histoire se déroule dans un pays imaginaire d'Afrique, le Mboasu.

C'est l'histoire d'une petite fille qui se fait rejeter par sa mère car elle croyait qu'elle portait malheur après que son mari l'a quittée et que la famille a fait faillite. Musango tout au long du livre s'adresse à sa mère pour lui rappeler que malgré la souffrance qu'elle a pu lui faire subir jusqu'à ses neuf ans elle affronte sans relâche les épreuves de la vie.

Ce roman nous parle d'une Afrique victime de la guerre, de l'ignorance et d'une image plus grinçante.

Certaines scènes sont racontées dans des termes durs, voire choquants, mais tout cela dans le but (certainement) de faire comprendre au lecteur les préjugés qu'on peut attribuer à l'Afrique.

Les lectrices qui ont lu ce livre l'ont trouvé poignant mais ont été très déçues par l'écriture qui ne les a pas du tout touchée.



Interview de Leonora Miano par Confidentielles par confidentielles

L'éditeur de la Fosse aux Ours à la médiathèque de Chassieu

 
Le 10 décembre 2013, Pierre Jean Balzan, l'éditeur de la Fosse aux Ours, est venu à la médiathèque de Chassieu pour une rencontre avec les membres du club de lecture Les Brigades du Livre.

L'idée était de mettre en avant cet éditeur local, et d'en apprendre davantage sur son métier et son positionnement dans le monde du livre.

La maison d'édition a été créée à Lyon en 1997, et compte aujourd'hui plus d'une centaine de titres à son catalogue. Seul à mener sa barque, Pierre-Jean Balzan publie et accompagne 4 à 6 titres par an, des traductions d'auteurs étrangers (surtout italiens) et de nouveaux talents français.

Source : http://www.rue89lyon.fr

Une discussion très conviviale s'installe entre l'éditeur et le groupe de lecteurs, les questions fusent et les réponses sont étayées. 
Pierre Jean Balzan explique notamment qu'il est un autodidacte : à 30 ans, il a démissionné de son poste de juriste pour monter sa maison d'édition. Il a commencé, avec deux manuscrits sous le bras, à démarcher une centaine de librairies, il a effectué un véritable Tour de France. Ces libraires sont aujourd'hui son socle, sa base, ils lui font confiance et permettent à la maison de perdurer.

Il raconte aussi comment il accompagne un livre. Il reçoit un à deux manuscrits par jour, par la Poste, qu'il termine rarement car beaucoup ne correspondent pas du tout à sa ligne éditorial. Il est seul à décider. Lorsqu'il sélectionne un manuscrit, il rencontre l'auteur et reprend le texte avec lui. Il lui fait signer plusieurs contrats, un contrat d'édition, un pour les droits audiovisuels, et un pour les droits numériques. Le texte passe ensuite par une correctrice avant d'être envoyé à l'imprimeur. Vient ensuite le plus dur : essayer de placer le titre en librairie et d'obtenir un peu de presse.

Sa préférence va aux romans de guerre, aux livres sur le sport et à l'Histoire. Il aime également faire traduire des classiques européens du XIXe, considérant qu'il s'agit d'un patrimoine à mettre en valeur.

En revanche, il confie sa méfiance envers le livre numérique, qui n'est pas selon lui le meilleur support pour la lecture. Il craint que son développement ne nuise au livre papier et évoque les risques de piratage. Mais au jours d'aujourd'hui, il estime que les prix élevés bloquent de toute manière le marché du numérique.

Concernant l'aspect financier, il ressent moins de pression que les grands groupes, car il a moins de charges. Néanmoins, les derniers mois ont été particulièrement difficiles
Mais quoi que lui réserve l'avenir, il ne regrette pas de s'être lancé dans l'édition et apprécie son indépendance, ses relations d'amitié avec ses auteurs.

La rencontre s'est finalement terminée au bout de deux heure trente d'échange, avec des participants qui en savent désormais un peu plus sur le quotidien d'un éditeur.

N'hésitez pas à venir découvrir les livres de la Fosse aux Ours à la médiathèque !


"Ce qu'il advint du sauvage blanc" de François Garde

En 1843, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom. Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui prend sous son aile à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».
François Garde présente une version très romancée de ce fait divers qui défraya la chronique du 19e siècle et plongea dans la perplexité les scientifiques qui essayèrent de décrypter son aventure. Pour rendre cette histoire dynamique il fait alterner des chapitres qui racontent la rencontre de Narcisse avec une peuplade aborigène, avec la correspondance du scientifique Octave de Vallombrun, qui l'a recueilli,17 ans après son naufrage, échangé avec le Président de la Société de Géographie.


"La Danseuse de Mao" de Qiu Xiaolong

Cette enquête de l’inspecteur Chen Cao va le mener de Shanghaï à Pékin pour enquêter sur la vie privée… du Président Mao. En effet la direction du Parti, affectée par le succès du livre de Li Zhisui, le médecin de Mao, qui donnait sur la vie privée de l’ancien Timonier nombre de détails croustillants, craint un nouveau scandale. La petite fille d’une ancienne danseuse et maîtresse de Mao s’est enrichie brusquement ; n’y a t-il pas un nouveau livre en préparation ? La Sécurité intérieure est sur l’affaire mais on demande à l’inspecteur Chen d’intervenir avec doigté. Dans ce roman, Chen est aidé par ses amis et des soutiens très divers : hommes politiques, entrepreneur lié aux triades, famille de son adjoint Yu… La guerre des polices n’est plus vraiment un problème. Comme dans les romans précédents, il sait réussir dans le système et n’hésite plus à utiliser certaines des armes que la morale réprouve : enveloppes, cadeaux et invitations fastueuses, chantages. C’est pourquoi il hésite à s’engager avec son amour de jeunesse, fille d’un grand dignitaire…

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Ce blog de la médiathèque de Chassieu est consacré aux documentaires et à la fiction

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