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Contours du jour qui vient, de Léonora Miano

Lors d'une des réunions, des Brigades du Livre nous avons évoqué le roman de Léonora Miano Contours du jour qui vient.


Contours du jour qui vient a été publié en 2006, et a remporté le Prix Goncourt des lycéens la même année.

L'histoire se déroule dans un pays imaginaire d'Afrique, le Mboasu.

C'est l'histoire d'une petite fille qui se fait rejeter par sa mère car elle croyait qu'elle portait malheur après que son mari l'a quittée et que la famille a fait faillite. Musango tout au long du livre s'adresse à sa mère pour lui rappeler que malgré la souffrance qu'elle a pu lui faire subir jusqu'à ses neuf ans elle affronte sans relâche les épreuves de la vie.

Ce roman nous parle d'une Afrique victime de la guerre, de l'ignorance et d'une image plus grinçante.

Certaines scènes sont racontées dans des termes durs, voire choquants, mais tout cela dans le but (certainement) de faire comprendre au lecteur les préjugés qu'on peut attribuer à l'Afrique.

Les lectrices qui ont lu ce livre l'ont trouvé poignant mais ont été très déçues par l'écriture qui ne les a pas du tout touchée.



Interview de Leonora Miano par Confidentielles par confidentielles

Mes mauvaises pensées, de Nina Bouraoui

Lors de la réunion, du mois de février, des Brigades du Livre nous avons évoqué le roman de Nina Bouraoui Mes mauvaises pensées. Ce roman a obtenu le prix Renaudot en 2005.


Qui dit mauvaises pensées chez Lou, jeune auteur angoissée, dit phobies d'impulsion, cette peur de passer à l'acte, de tuer l'autre, qui en psychologie reste le plus souvent au stade de névrose.
Long monologue-confession, remontée dans l'enfance et les souvenirs d'Algérie, épluchage des couches successives jusqu'au pépin central (le moi dans l'autre, les "romans dans le roman","les phobies dans les phobies"), démultiplication de ses propres facettes dans le miroir imposé par les différentes figures féminines de l'entourage et surtout de la mère dont elle reste dans le désir.

Ce roman dans l'ensemble a été trouvé intéressant, mais la langue de Nina Bouraoui a eu du mal à toucher les lecteurs du groupe de lecture.

Fête du livre de Bron : Tatiana Arfel

Lors de la Fête du Livre du Bron qui aura lieu du 14 au 16 février, je vous conseille vivement de partir à la rencontre de Tatiana Arfel.


Tatiana Arfel est une auteure que la médiathèque suit depuis son premier roman L'attente du soir qui a été un coup de coeur pour les bibliothécaires mais aussi pour une grande partie de notre public. Ce roman est l'histoire de 3 personnages au bord du monde, 3 personnages qui, sans le savoir, vont mettre des années à se trouver, à se rejoindre et à s'offrir peut être enfin, une vie digne de ce nom, emplie d'amour et de tendresse : un clown blanc, directeur d'un cirque ; une femme grise parce qu'elle n'a jamais été regardée par ses parents;  le môme enfin, un enfant sauvage, qui s'est élevé tout seul sur un terrain vague et que les couleurs, la peinture vont sauver. Cela pourrait être un catalogue de misères, c'est une marche poétique, où les couleurs et les parfums, les sensations jouent un rôle essentiel.
 


Ensuite nous l'avons suivi avec son titre suivant Des clous. Dans ce roman, elle change totalement de sujet pour aborder le monde de l'entreprise. Human Tools est une entreprise internationale de services spécialisée dans la mise en place de procédures pour d’autres sociétés. Ou plutôt : Human Tools vend du vent très cher, très côté en Bourse et très discutable. Catherine, Rodolphe, Francis, Sonia, Marc, Laura travaillent pour Human Tools. Ils en sont les clous, ils valent des clous : employés non conformes, allergiques à la cravate ou aux talons hauts, trop intelligents, trop étranges, rêveurs ou aimables, trop eux-mêmes, simplement. Nos clous vont avoir, à un moment, le choix. Liberté vertigineuse : qu’en feront-ils ?



Cette année elle vient de sortir un troisième roman La deuxième vie d'Aurélien Moreau que la médiathèque n'a pas encore, mais qui devrait arriver dans les jours qui viennent. Dans le nouveau roman elle aborde encore un autre thème : peut-on devenir quelqu'un d'autre. Rentrer du travail sans même se souvenir du trajet. Monter revérifier qu'on a fermé la porte à clé. Regarder l'heure, l'après-midi est déjà là, où est donc passé le matin ? Et le week-end dernier, on a fait quoi déjà, rien ? Instants multiples où nous n'étions pas là. Où nous cachions-nous alors, derrière combien de murailles, combien d'écrans, est-ce du temps définitivement perdu, celui qui n'a pas été vécu ? Imaginons donc.
Chez Aurélien ces absences s'étendent à toute sa vie. Il n'y est jamais, ne se souvient de rien, sauve quelques faits sur des carnets. Pourtant du dehors, Aurélien a l'air normal. Même trop normal pour être normal, commère-t-on parfois. Normopathe, finalement, rien ne dépasse et des mots blancs. A moins qu'il n'y ait possibilité d'une deuxième vie, une chance cette fois d'y arriver. A naître dans son corps, sentir dans sa peau, à jouir, à goûter.
A trouver une langue à soi pour pouvoir raconter. Il faudra quitter son existence ancienne, renoncer au calme film noir et blanc et muet. Risquer de tout perdre, habitudes et tranquillité, pour ne pas expirer avant l'heure. Quitte, ou double.

 

Si dans ces romans Tatiana Arfel aborde des thèmes différents, on peut retrouver dans chacun d'entre eux des personnages qui d'autant plus attachants qu'ils ont des failles.

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Ce blog de la médiathèque de Chassieu est consacré aux documentaires et à la fiction

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