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Le baiser dans la nuque, d'Hugo Boris

Lors d'une des réunions des Brigades du livre nous avons évoqué le premier roman d'Hugo Boris Le Baiser dans la nuque.


Fanny est sage-femme et va rencontrer Aurélie et Louis lors d'un accouchement singulier... Touchée par leur histoire, elle restera en contact avec eux et sera amenée à les revoir. Louis, en dehors du fait qu'il soit un économiste très investi dans son travail, est également professeur de piano. Il donne même des cours et c'est ce qui le conduira à se rapprocher de Fanny, qui souhaite pour une raison bien particulière, renouer avec l'univers musical : une maladie la condamne en effet à devenir sourde. Les rendez-vous musicaux se suivent et chaque jeudi Fanny apprivoise les touches du piano droit... Jusqu'au jour ou certaines notes ne seront plus audibles par la jeune femme. Bouleversé par cette élève singulière, Louis va s'investir du mieux qu'il peut pour donner tout son sens à la musique, sans pour autant la réduire à un son... La complicité s'installe, mais pour combien de temps ?

 Ce roman a fait l’unanimité au sein des Brigades du livre. Une lectrice du groupe a rencontré Hugo Boris à la Fête du livre de Bron. Elle a beaucoup aimé la présentation de son dernier roman : Trois grands fauves.

Lincoln (8 tomes), d'Olivier et Jérôme Jouvray

Lors de la réunion, du mois de février, des Brigades du Livre nous avons évoqué la bande dessinée Lincoln d'Olivier et Jérôme Jouvray.

Cette série vous présente les aventures improbables d'un cow-boy solitaire et râleur et sa rencontre tout aussi improbable avec le créateur : Dieu lui-même.

Pénible, ronchon, bagarreur et fainéant, ce cow-boy fait tout pour qu'on l'aime et Dieu a décidé d'en faire malgré tout son justicier...

Pas sûr qu'avec ce genre de crétin le monde soit sauvé ! Mais Dieu aussi a le droit de se gourer...

Les lecteurs des Brigades du livre, qui ne sont pas des lecteurs de bande dessinée, l'ont beaucoup aimés. Ils ont trouvés que sur un fonds sérieux (en toile de fonds en retrouve l'histoire des Etats-Unis), elle est très humoristique et ont donc passés en bon moment de lecture.

Pour pouvoir vous faire une idée de cette bande dessinée voici les planches 1 à 3 du tome 6





Le magasin des suicides, Jean Teulé

Adaptée du célèbre roman de Jean Teulé et sortie au même moment que le film d'animation de Patrice Leconte, la bande dessinée le magasin des suicides aurait pu être qu'une pâle copie, voire une honnête adaptation, mais il n'en n'ai rien. Supprimons d'ambler les évidences, tout rapprochement de près ou de loin avec le film d'animation n'est dû qu'à l'oeuvre originale. Olivier Ka et Domitile Collardey signe leur propre adaptation tout en nuance et en humour décalé. 
La famille Tuvache tient un magasin, on ne peut plus étrange, le magasin des suicides. Ceux qui poussent la porte de cette boutique s'attendent à ne pas la franchir une seconde fois. En effet, tout est mis en avant pour permettre aux personnes de se donner la mort dans les meilleurs conditions et comme ils le souhaitent. La famille Tuvache est à l'instar du magasin, dépressive, besogneuse, morbide et complexée sauf le plus petit de la famille Alan, une catastrophe pour les parents, il est joyeux et plein de vie.
La palette de couleurs est affichée dès la couverture, des teintes de gris où émergent des couleurs vives grâce à Alan et ses facéties. Au fur et à mesure Alan remplit les cases de couleurs et la palette se teinte de rose, orange ou rouge. Le scénario n'est pas en reste, puisque c'est à la fois une belle succession d'humour noir et une histoire finement amenée.

Une belle réussite. A lire ou à re-lire à la médiathèque!

Juste une ombre, de Karine Giebel : frisson garanti !




« Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... »

Dans "Juste une ombre", un thriller psychologique paru en 2010, Karine Giebel met en scène Cloé, une femme de 37 ans qui touche du doigt son rêve : obtenir le siège de PDG de son entreprise de publicité. Arrogante, elle pense tout contrôler, tout maîtriser. Mais un soir, une ombre la suit jusqu'à sa voiture. Dès lors, Cloé la voit partout : elle la suit dans la rue, entre chez elle sans effraction, remplit son frigo... Personne ne la croit et Cloé commence peu à peu à perdre tout ce à quoi elle tient...

C'est un roman qui se dévore, malgré ses 500 pages ! Le lecteur est sous tension, la menace est omniprésente. On se pose beaucoup de questions, y compris celle-ci : Cloé est-elle folle ou en danger ? Malgré un personnage principal assez antipathique, c'est aussi un roman émouvant, grâce au personnage d'Alexandre, flic au bord du gouffre. Mais le plus surprenant reste la fin du roman, que l'on ne voit pas venir... Pour ne rien gâcher, Karine Giebel a une manière très plaisante de conter son histoire.

C'est donc un coup de coeur, un roman qui pourra plaire à tous, y compris à ceux qui ne sont pas familiers du genre policier. Vous le trouverez, bien sûr, à la médiathèque, et l'auteur sera présente aux Quais du Polar de Lyon, du 4 au 6 avril. 

Fête du livre de Bron : Tatiana Arfel

Lors de la Fête du Livre du Bron qui aura lieu du 14 au 16 février, je vous conseille vivement de partir à la rencontre de Tatiana Arfel.


Tatiana Arfel est une auteure que la médiathèque suit depuis son premier roman L'attente du soir qui a été un coup de coeur pour les bibliothécaires mais aussi pour une grande partie de notre public. Ce roman est l'histoire de 3 personnages au bord du monde, 3 personnages qui, sans le savoir, vont mettre des années à se trouver, à se rejoindre et à s'offrir peut être enfin, une vie digne de ce nom, emplie d'amour et de tendresse : un clown blanc, directeur d'un cirque ; une femme grise parce qu'elle n'a jamais été regardée par ses parents;  le môme enfin, un enfant sauvage, qui s'est élevé tout seul sur un terrain vague et que les couleurs, la peinture vont sauver. Cela pourrait être un catalogue de misères, c'est une marche poétique, où les couleurs et les parfums, les sensations jouent un rôle essentiel.
 


Ensuite nous l'avons suivi avec son titre suivant Des clous. Dans ce roman, elle change totalement de sujet pour aborder le monde de l'entreprise. Human Tools est une entreprise internationale de services spécialisée dans la mise en place de procédures pour d’autres sociétés. Ou plutôt : Human Tools vend du vent très cher, très côté en Bourse et très discutable. Catherine, Rodolphe, Francis, Sonia, Marc, Laura travaillent pour Human Tools. Ils en sont les clous, ils valent des clous : employés non conformes, allergiques à la cravate ou aux talons hauts, trop intelligents, trop étranges, rêveurs ou aimables, trop eux-mêmes, simplement. Nos clous vont avoir, à un moment, le choix. Liberté vertigineuse : qu’en feront-ils ?



Cette année elle vient de sortir un troisième roman La deuxième vie d'Aurélien Moreau que la médiathèque n'a pas encore, mais qui devrait arriver dans les jours qui viennent. Dans le nouveau roman elle aborde encore un autre thème : peut-on devenir quelqu'un d'autre. Rentrer du travail sans même se souvenir du trajet. Monter revérifier qu'on a fermé la porte à clé. Regarder l'heure, l'après-midi est déjà là, où est donc passé le matin ? Et le week-end dernier, on a fait quoi déjà, rien ? Instants multiples où nous n'étions pas là. Où nous cachions-nous alors, derrière combien de murailles, combien d'écrans, est-ce du temps définitivement perdu, celui qui n'a pas été vécu ? Imaginons donc.
Chez Aurélien ces absences s'étendent à toute sa vie. Il n'y est jamais, ne se souvient de rien, sauve quelques faits sur des carnets. Pourtant du dehors, Aurélien a l'air normal. Même trop normal pour être normal, commère-t-on parfois. Normopathe, finalement, rien ne dépasse et des mots blancs. A moins qu'il n'y ait possibilité d'une deuxième vie, une chance cette fois d'y arriver. A naître dans son corps, sentir dans sa peau, à jouir, à goûter.
A trouver une langue à soi pour pouvoir raconter. Il faudra quitter son existence ancienne, renoncer au calme film noir et blanc et muet. Risquer de tout perdre, habitudes et tranquillité, pour ne pas expirer avant l'heure. Quitte, ou double.

 

Si dans ces romans Tatiana Arfel aborde des thèmes différents, on peut retrouver dans chacun d'entre eux des personnages qui d'autant plus attachants qu'ils ont des failles.

Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson : partez sur les rives du Lac Baïkal


"La cabane, royaume de simplification. Sous le couvert des pins, la vie se réduit à des gestes vitaux. Le temps arraché aux corvées quotidiennes est occupé au repos, à la contemplation et aux menues jouissances. L'éventail de choses à accomplir est réduit. Lire, tirer de l'eau, couper le bois, écrire et verser le thé deviennent des liturgies. En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse."

Cet essai de Sylvain Tesson relate sa vie durant six mois, dans une cabane située sur les rives du Lac Baïkal, dans une réserve naturelle, en plein cœur de la Sibérie. Durant ces mois, il a rédigé son journal intime, qui constitue ce livre. Il nous raconte la nature, avec de fabuleuses descriptions de paysages gelés, et les rapports privilégiés qu'il noue avec les animaux. Il rapporte ses diverses activités : lire, couper du bois, partir en randonnée, contempler le paysage.
Ce livre constitue également un voyage intérieur, l'auteur réfléchit beaucoup sur lui-même et sur la société. Il expérimente la solitude et éprouve une véritable sentiment de libération à n'être plus obligé de faire la conversation. Il apprivoise le temps qui passe en le regardant filer devant lui. Il découvre le bonheur de se satisfaire d'activités simples, tandis que la vie citadine l'obligeait à courir sans cesse après des plaisirs nouveaux. Toutes ces réflexions, nourries de lectures et de vodka, sont livrées dans un style travaillé, agréable et souvent drôle. 

L'ensemble est parfois dense, à déguster à petites doses, mais à découvrir impérativement, à la médiathèque ou ailleurs ! Les membres du club de lecture des "Brigades du Livre" vous le conseillent à l'unanimité.

La fabrique du monde, de Sophie Van der Linden


"Ma grand-mère et ce livre m’ont tout appris de la vie. Sans elle, je n’aurais jamais rien su de la tendresse, de l’amour, de la bienveillance. Je n’aurais jamais été qu’un pauvre caillou jeté en ce monde…"

Connue en tant que spécialiste de la littérature jeunesse, Sophie Van der Linden se lance à son tour dans l'écriture avec un premier roman qui peut plaire à la fois aux adolescents et aux adultes. Mei, la narratrice, âgée de 17 ans, est ouvrière au sein de l'atelier de couture d'une usine chinoise. Son quotidien est rythmé par les commandes et la cadence des machines, la surveillance du contremaître. Elle rêve d'une vie meilleure, un rêve qu'elle touche du doigt au cours d'une parenthèse enchantée et romantique de quelques jours, à l'occasion du Nouvel An chinois.

Sophie Van der Linden plonge son lecteur dans le quotidien d'une usine chinoise, un système qui s'efforce de faire perdre toute individualité aux jeunes travailleuses. Les tentatives de révolte sont vite étouffées. Pourtant, Mei a entrevu une autre vie dans les livres et se donne tout entière à son rêve lorsque celui-ci se présente. Le retour sur Terre est brutal, et Mei fait preuve d'un entêtement qui confine à la folie... En somme, c'est un roman très prenant et émouvant, à lire à partir de 14-15 ans, que vous trouverez à la médiathèque

Les faibles et les forts, de Judith Perrignon

"Elle nous enseignait la peur, la sienne, qui me contaminait, m’envahissait, le danger s’était installé dans ma tête et ce vide avant moi est devenu peu à peu un trou devant moi."

Après plusieurs essais et un premier roman intitulé "Les chagrins", Judith Perrignon nous revient en cette rentrée littéraire avec un roman évoquant un épisode de la ségrégation aux États-Unis et ses conséquences sur notre époque. Elle révoque deux épisodes qui ont un lien entre deux : la noyade de jeunes afro-américains dans une rivière en 2010, et des émeutes lors d'une tentative d'ouverture des piscines aux gens de couleur en 1949. 

Ce roman à plusieurs voix traite le thème de la ségrégation, au centre de nombreux romans, sous un angle original. L'auteure a su trouver les mots pour restituer la violence des émeutes et la difficulté pour les jeunes afro-américains d'aujourd'hui de trouver leur voie, eux qui ont le sentiment de n'être pour les autorités "que des statistiques". Avec son style percutant et agréable, Judith Perrignon donne vie à une petite dizaine de personnages. Parmi eux, elle fait la part belle à Mary Lee, la grand-mère, celle qui a connu les deux époques, celle de la ségrégation et celle des années 2000.
Ainsi, c'est un roman bien mené, bien pensé et bien écrit, un petit coup de coeur de la Rentrée littéraire 2013, que vous pouvez emprunter dès à présent à la médiathèque.

La mémoire de l'eau de Reynes et Vernay

Il s'agit d'une BD en deux tomes. 
Marion et sa mère Caroline posent leurs valises devant une vieille maison perchée sur un rocher en bord de mer, héritée d'une grand-mère. Nos deux héroines savent qu'elles démarrent une nouvelle vie. Trouver un travail pour Caroline va devenir une priorité, tandis que Marion va explorer seule les environs de sa nouvelle demeure. Au fil de ses promenades, elle découvre d'étranges dessins sur les rochers qui bordent la mer, et se laisse parfois surprendre par la marée montante lorsqu'elle cherche à s'approcher du phare. Sa curiosité va l'amener un peu plus loin qu'il ne faudrait... et le mystère va prendre une toute autre dimension.

Une bande dessinée qui nous emmêne dans l'univers des contes et des légendes. 



la chronique BD le retour

Autant vous dire, ma lecture de BDs a ralenti ces derniers temps. J'ai été happé par d'autres lectures (notamment professionnelles!). Mais je reviens juste avant les vacances pour vous donner quelques conseils de lecture d'été. Dorénavant, je vais prendre le même format que mes estimés collègues et je vais vous éviter les billets longs et passablement indigestes (si ce n'est complètement indigestes !) et ne vais vous présenter qu'un coup de coeur à la fois et de manière synthétique.

Bon commençons par Shrimp tome 1 et 2. Au départ une histoire pas des plus originales à mon goût. Un petit cuisinier de quartier, Albert, a une vie des plus routinières. Le seul rayon de soleil de sa journée est Mia, la voisine, qu'il attend impatiemment chaque jour au restaurant. Un jour, où la belle chinoise vient, comme à l'accoutumé, un homme l'accompagne. Albert voit tout de suite en lui, l'ennemi à écarter et tente par tous les moyens de le faire. Il y arrive si bien, que notre homme décide de se venger en s'introduisant dans le restaurant au moment de la fermeture et menace Albert. Après une course poursuite, celui-ci l'enferme dans une pièce et récupère son billet de voyage en bateau prévu pour le lendemain avec Mia. Albert décide de prendre la place du malotru persuadé de partir pour Las Palmas. Une fois à bord, il se rend compte que le bateau, loin d'aller à Las Palmas, quitte la terre direction la planète Xing-Xiang. En effet, il apprend très vite, que la terre a explosé et que le gouvernement a décidé d'expédier des élus sur la planete Xing-Xang pour recréer la grande nation chinoise de Mao! Et c'est là que ça devient vraiment plaisant, car Albert apparaît naturellement comme un intrus, un grain de sable dans le rouage. Entre caricature du maoisme et histoire rocambolesque, Shrimp commence bien et je ne vous en dirait pas plus!
Le dessin et le scénario est efficace, l'introduction est rapide et la puissance des personnages et de l'histoire s'exprime véritablement sur ce bateau de la grande Chine communiste, où il semble invraisemblable de ne pas avoir la muraille de Chine en pièce détachée à reconstruire sur la future planète.
A lire donc!
Évidement c'est disponible à la médiathèque et si vous venez l'emprunter, vous bénéficierez de nos prêts d'été, 6 semaines de prêts au lieu de 4!


Bracelet en Liberty




Avec quelques morceaux de biais, des perles et des accessoires.
Choisissez parmi les 50 modèles proposés dans cet ouvrage et confectionnez facilement et rapidement des bracelets colorés, féminins et uniques pour toutes vos tenues et celles de vos amies.
Étonnez-vous, étonnez-les pour le plus grand plaisir de toutes !

Vous pourrez découvrir cette ouvrage dans le pôle loisirs.

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lunchbox



Marre de manger des sandwichs sous vide à la pause-déjeuner ?
Ras le bol de la cantine ?
Youpi la lunch box fait son entrée : plus fun, plus créative, plus exotique elle nous permet de transporter sur notre lieu de travail un petit bout de nous même et de déguster ENFIN un repas digne de ce nom à la pause-déjeuner.

Je vous invite à venir découvrir cet ouvrage dans le pôle loisirs.

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Brunchs entre amis



Alternative au petit déjeuner ou au goûter, l'art du brunch est de mélanger habilement le sucré et le salé dans une ambiance décontractée.
Des smoothies et des jus de fruits, des croissants maison et des churros servis avec chocolats chauds, tous les cafés de l'expresso au cappucino, des pancakes et des muffins, des omelettes et des oeufs pochés aux champignons etc...

Voici de nombreuses idées pour faire plaisir à vos amis.

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Elegantes parures en pâte polymère




La pâte polymère, facilement malléable et durcissante au four ménager, est une invitation aux créations les plus variées. Au travers d'une symphonie de couleurs et de matières, vous apprendrez à confectionner vos propres bijoux.

Vous les réaliserez aisément en vous reportant aux nombreuses photographies d'étapes et aux explications précises.

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"La décision" d'Isabelle Pandazopoulos


Ce livre touche un sujet vraiment particulier et dont on parle au final assez peu : le déni de grossesse.

Dans ce roman, nous découvrons Louise, une jeune fille parfaite, qui a des amies, de bonnes notes et tout ce que peut rêver une ado normalement constituée. Sauf qu’on découvre Louise alors qu’elle s’apprête à accoucher dans les toilettes de son lycée alors qu’elle même ne se savait pas enceinte, et qu’elle n’a jamais fait l’amour …

Nous découvrons Louise et son histoire à travers plusieurs personnages qui nous relatent les faits : ses parents, ses copains, le proviseur, la psy, Louise elle même … Cela donne une dynamique vraiment particulière au livre, car on découvre plusieurs points de vue, les questionnements que tous ont, mais appréhendés et formulés différemment.

Vidure de Denis Donikian

Vidures est la représentation de la vie entre allégorie et réalité de l'Arménie, métaphoriquement représentée comme une énorme décharge, placée entre le cimetière et la capitale Erevan au pied du Mont Ararat. Dans ce terrible lieu de misère physique et morale habite une humanité dolente, chiffoniers désespérés et pittoresques, emplis de vie et de sagesse. Ils représentent le peuple arménien vital et positif qui s'oppose aux représentants corrompus et immoraux de la police et de l'administration de l'Etat.

Victimes prédestinées d'une société en décomposition, après plusieurs années d'immobilisme soviétique et, à l'ouverture d'une nouvelle ère de faux libre marché, ils ont encore la force de donner un petit mais néanmoins formidable espoir pour s'opposer aux forces du mal: l'amour d'autrui, le partage et la solidarité, ancien message de l'Arménie chrétienne...

Le roman dénonce de façon plus générale des vérités trop souvent oubliées de la barbarie et de la pauvreté dans le monde, des vérités que l'on a rarement l'occasion de lire.

C'est un récit choral, avec des intermèdes de choeurs de tragédie grecque, des dialogues mordants, des coups de théâtre presque épiques et l'espoir de ceux qui tentent de résister.
 

Des fleurs pour Algernon: un classique à découvrir ou re-découvrir

Il y a certains livres qui marquent bien longtemps après les avoir lus : des fleurs pour Algernon sont de ceux-là. Ecrit par Daniel Keyes, et destiné au départ à être une nouvelle. Elle est publiée dans la magazine The Magazine of the Fantasy et Science-Fiction en 1959. Elle est transposé en 1966 en roman, qui obtient le prix Nebula (prix de fantasy et de science-fiction américain) la même année. De multiples adaptations ont été faites de l'oeuvre que ce soit en film: Charly de Ralph Nielson en 1968, que des téléfilms, un spectacle ou une pièce de théâtre en 2012, mise en scène par Anne Kessler au studio des Champs Elysées.
Charly Gordon est un arriéré mental. Il travaille dans une boulangerie et suit en parallèle des cours de lecture et d'écriture à l'Université Beekman avec Miss Kinnian. Un jour, les docteurs Strauss et Nemur lui proposent une opération révolutionnaire et encore expérimentale, qui lui permettrait de démultiplier ses facultés mentales. Celui-ci accepte et l'opération se déroule avec succès. Charly est ensuite suivi par les médecins et rédige un journal intime où il consigne ses progrès fulgurants et ses difficultés à nouer des relations avec les autres.
Une oeuvre sensible, humaine sur l'intelligence, le développement humain et les conséquences psychologiques.


"Le vent de la lune" d'Antonio Munoz Molina


Fin juillet 1969 : l’homme se prépare à mettre le pied sur la lune. Dans la ville imaginaire de Magina, au cœur de l’Andalousie, un jeune garçon se passionne pour l’aventure spatiale…
Comme les astronautes prisonniers de leur capsule avant d’affronter un monde lunaire peut-être plein de périls, le jeune héros qui n’a pas encore accompli sa mue se sent entouré de dangers et se réfugie dans ses rêves, ses lectures, son monde à lui. Il déborde de désirs inassouvis, découvre le plaisir solitaire et éprouve un immense malaise car il ne se sent à sa place nulle part : ni au sein de sa famille de paysans pauvres, ni parmi ses condisciples issus pour la plupart de familles aisées.
Autour de lui, la ville de Magina se trouve elle aussi au seuil d’une ère nouvelle : le franquisme sclérosé se décompose peu à peu, télévision et machines à laver font une apparition encore timide, les fantômes du passé s’estompent, les vieilles structures de la société se craquèlent...

"Ce qu'il advint du sauvage blanc" de François Garde

En 1843, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom. Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui prend sous son aile à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».
François Garde présente une version très romancée de ce fait divers qui défraya la chronique du 19e siècle et plongea dans la perplexité les scientifiques qui essayèrent de décrypter son aventure. Pour rendre cette histoire dynamique il fait alterner des chapitres qui racontent la rencontre de Narcisse avec une peuplade aborigène, avec la correspondance du scientifique Octave de Vallombrun, qui l'a recueilli,17 ans après son naufrage, échangé avec le Président de la Société de Géographie.


"Notre-Dame du Nil" Scholastique Mukasonga

Notre-Dame du Nil est un pensionnat catholique de filles réservé à l'élite rwandaise. Seules les futures et riches filles, fer de lance de l'avenir y sont admises. Exceptions faites à quelques tutsi pour cause de quota. Ce pensionnat se veut être un havre de piété et de sérieux, tenu consciencieusement par des religieuses belges et des professeurs français. Mais le monde rattrape bien vite ce pensionnat. La haine y grandit et se distille continuellement.Veronica et Virginia, deux tutsi au milieu de la "race dominante" hutu se sentent en perdition. Rabaissées et brimées, elles tentent malgré tout de se faire une place dans ce monde où les discours politiques se transforment au fur et à mesure en actes. 
Un livre fort, qui malgré son sujet grave, ne se veut pas moralisateur. L'auteur nous montre comment le discours "de la race qui se veut dominate" intègre inexorablement la population rwandaise, jusqu'à devenir le biberon quotidien d'une jeunesse élitiste.
Egalement ce roman, en s'encrant dans l'histoire et les coutumes du rwanda, nous donne à connaître une toute petite partie de l'esprit rwandais, où les morts ont un rôle, de même que les sorciers, ou les rites. 
Une vrai plongée au coeur du rwandas pré-génocide.
Inutile de vous écrire que le livre est à la médiathèque! Bon je le fais quand même!


En plus une interview très courte de l'auteur:

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