Le baiser dans la nuque, d'Hugo Boris
Lors de la réunion, du mois de février, des Brigades du Livre nous avons évoqué la bande dessinée Lincoln d'Olivier et Jérôme Jouvray.
Cette série vous présente les aventures improbables
d'un cow-boy solitaire et râleur et sa rencontre
tout aussi improbable avec le créateur : Dieu
lui-même.
Pénible, ronchon, bagarreur et fainéant,
ce cow-boy fait tout pour qu'on l'aime et Dieu a décidé
d'en faire malgré tout son justicier...
Pas sûr qu'avec ce genre de crétin le
monde soit sauvé ! Mais Dieu aussi a le droit
de se gourer...
Les lecteurs des Brigades du livre, qui ne sont pas des lecteurs de bande dessinée, l'ont beaucoup aimés. Ils ont trouvés que sur un fonds sérieux (en toile de fonds en retrouve l'histoire des Etats-Unis), elle est très humoristique et ont donc passés en bon moment de lecture.
Pour pouvoir vous faire une idée de cette bande dessinée voici les planches 1 à 3 du tome 6
Lors de la Fête du Livre du Bron qui aura lieu du 14 au 16 février, je vous conseille vivement de partir à la rencontre de Tatiana Arfel.
Tatiana Arfel est une auteure que la médiathèque suit depuis son premier roman L'attente du soir qui a été un coup de coeur pour les bibliothécaires mais aussi pour une grande partie de notre public. Ce roman est l'histoire de 3 personnages au bord du monde, 3 personnages qui, sans le
savoir, vont mettre des années à se trouver, à se rejoindre et à s'offrir peut
être enfin, une vie digne de ce nom, emplie d'amour et de tendresse : un clown
blanc, directeur d'un cirque ; une femme grise parce qu'elle n'a jamais été
regardée par ses parents; le môme enfin, un enfant sauvage, qui s'est élevé tout
seul sur un terrain vague et que les couleurs, la peinture vont sauver. Cela
pourrait être un catalogue de misères, c'est une marche poétique, où les
couleurs et les parfums, les sensations jouent un rôle essentiel.
Autant vous dire, ma lecture de BDs a ralenti ces derniers temps. J'ai été happé par d'autres lectures (notamment professionnelles!). Mais je reviens juste avant les vacances pour vous donner quelques conseils de lecture d'été. Dorénavant, je vais prendre le même format que mes estimés collègues et je vais vous éviter les billets longs et passablement indigestes (si ce n'est complètement indigestes !) et ne vais vous présenter qu'un coup de coeur à la fois et de manière synthétique.
Bon commençons par Shrimp tome 1 et 2. Au départ une histoire pas des plus originales à mon goût. Un petit cuisinier de quartier, Albert, a une vie des plus routinières. Le seul rayon de soleil de sa journée est Mia, la voisine, qu'il attend impatiemment chaque jour au restaurant. Un jour, où la belle chinoise vient, comme à l'accoutumé, un homme l'accompagne. Albert voit tout de suite en lui, l'ennemi à écarter et tente par tous les moyens de le faire. Il y arrive si bien, que notre homme décide de se venger en s'introduisant dans le restaurant au moment de la fermeture et menace Albert. Après une course poursuite, celui-ci l'enferme dans une pièce et récupère son billet de voyage en bateau prévu pour le lendemain avec Mia. Albert décide de prendre la place du malotru persuadé de partir pour Las Palmas. Une fois à bord, il se rend compte que le bateau, loin d'aller à Las Palmas, quitte la terre direction la planète Xing-Xiang. En effet, il apprend très vite, que la terre a explosé et que le gouvernement a décidé d'expédier des élus sur la planete Xing-Xang pour recréer la grande nation chinoise de Mao! Et c'est là que ça devient vraiment plaisant, car Albert apparaît naturellement comme un intrus, un grain de sable dans le rouage. Entre caricature du maoisme et histoire rocambolesque, Shrimp commence bien et je ne vous en dirait pas plus!
Le dessin et le scénario est efficace, l'introduction est rapide et la puissance des personnages et de l'histoire s'exprime véritablement sur ce bateau de la grande Chine communiste, où il semble invraisemblable de ne pas avoir la muraille de Chine en pièce détachée à reconstruire sur la future planète.
A lire donc!
Évidement c'est disponible à la médiathèque et si vous venez l'emprunter, vous bénéficierez de nos prêts d'été, 6 semaines de prêts au lieu de 4!
Vidures est la représentation de la vie entre allégorie et réalité de l'Arménie,
métaphoriquement représentée comme une énorme décharge, placée entre le
cimetière et la capitale Erevan au pied du Mont Ararat. Dans ce terrible
lieu de misère physique et morale habite une humanité dolente,
chiffoniers désespérés et pittoresques, emplis de vie et de sagesse. Ils
représentent le peuple arménien vital et positif qui s'oppose aux
représentants corrompus et immoraux de la police et de l'administration
de l'Etat.
Victimes prédestinées d'une société en décomposition, après plusieurs
années d'immobilisme soviétique et, à l'ouverture d'une nouvelle ère de
faux libre marché, ils ont encore la force de donner un petit mais
néanmoins formidable espoir pour s'opposer aux forces du mal: l'amour
d'autrui, le partage et la solidarité, ancien message de l'Arménie
chrétienne...
Le roman dénonce de façon plus générale des vérités trop souvent oubliées de la barbarie et de
la pauvreté dans le monde, des vérités que l'on a rarement l'occasion de
lire.
C'est un récit choral, avec des intermèdes de choeurs de tragédie
grecque, des dialogues mordants, des coups de théâtre presque épiques et
l'espoir de ceux qui tentent de résister.
Il y a certains livres qui marquent bien longtemps après les avoir lus : des fleurs pour Algernon sont de ceux-là. Ecrit par Daniel Keyes, et destiné au départ à être une nouvelle. Elle est publiée dans la magazine The Magazine of the Fantasy et Science-Fiction en 1959. Elle est transposé en 1966 en roman, qui obtient le prix Nebula (prix de fantasy et de science-fiction américain) la même année. De multiples adaptations ont été faites de l'oeuvre que ce soit en film: Charly de Ralph Nielson en 1968, que des téléfilms, un spectacle ou une pièce de théâtre en 2012, mise en scène par Anne Kessler au studio des Champs Elysées.
Charly Gordon est un arriéré mental. Il travaille dans une boulangerie et suit en parallèle des cours de lecture et d'écriture à l'Université Beekman avec Miss Kinnian. Un jour, les docteurs Strauss et Nemur lui proposent une opération révolutionnaire et encore expérimentale, qui lui permettrait de démultiplier ses facultés mentales. Celui-ci accepte et l'opération se déroule avec succès. Charly est ensuite suivi par les médecins et rédige un journal intime où il consigne ses progrès fulgurants et ses difficultés à nouer des relations avec les autres.
Une oeuvre sensible, humaine sur l'intelligence, le développement humain et les conséquences psychologiques.
En 1843, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français,
est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un
navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser
et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage
de la langue française et oublié son nom. Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à
laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui prend
sous son aile à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc
».
François Garde présente une version très romancée de ce fait divers qui défraya la
chronique du 19e siècle et plongea dans la perplexité les scientifiques
qui essayèrent de décrypter son aventure. Pour rendre cette histoire dynamique il fait alterner des chapitres
qui racontent la rencontre de Narcisse avec une peuplade aborigène,
avec la correspondance du scientifique Octave de Vallombrun, qui l'a
recueilli,17 ans après son naufrage, échangé avec le Président de la Société de Géographie.
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