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Sauf les fleurs, de Nicolas Clément

  • Sauf les fleurs de Nicolas Clément.


Sauf les fleurs et l'histoire de Marthe, douze ans, qui vit à la ferme avec ses parents et son petit frère Léonce. Son père est un homme mutique et violent, mais les bêtes sont là qui réconfortent ; l'amour de la mère et l'enfance de Léonce font tout le bonheur de vivre. Marthe a seize ans, elle rencontre Florent. Les jeux d'enfant ont fait place aux premières amours, à la découverte que les corps et les êtres peuvent aussi être doux.
Un jour, Marthe enseignera aux autres la richesse des mots dont le père veut la priver, le bonheur de lire et d'inventer d'autres réalités. Marthe a dix-huit ans, et le drame se produit. Les fleurs sont piétinées, sa vie vole en éclats, mais la catastrophe laisse intact l'amour de son frère et celui des mots

Les lecteurs on trouvé que ce court texte était un livre coup de poing, glaçant et magnifique. La lecture est fortement recommandé à tous.

Aime la guerre !, de Paulina Dalmayer

  •  Aime la guerre ! de  Paulina Dalmayer

 
En 2010, guidée par Kessel et Bouvier, Hanna s'envole vers L'Afghanistan. Kaboul offre mille sujets : corruption et désert institutionnel, trafic, bavures des armées régulières et coups tordus confiés à des sociétés privées. Mais enquêter implique de côtoyer aussi les aventuriers qu'un autre genre d'ambition attire vers les régions du monde sous tension.Or Hanna aime les hommes aux manches retroussées.
Qu'ils aient un revolver dans la poche et dorment sur un matelas rempli de billets ne la dérange pas. À compter de sa rencontre avec Robert, ancien mercenaire, et Bastien, ancien agent de renseignement, le séjour d'Hanna prend une autre tournure. Les deux hommes n'entravent en rien son goût extrême pour la vérité, son plaisir diabolique à relever les contradictions. Au contraire, il suffit d'entrer dans leur sillage pour tout voir, tout comprendre, même à leur insu.
Mais près d'eux Hanna découvre que son penchant pour les hommes odieux et formidables cache une fascination pour le mode de vie qu'impose un pays en guerre. Quand les pires moments sont aussi les meilleurs. Quand on a l'impression de danser sur un volcan. Alors ne faudra-t-il pas qu'elle s'en détache ? Que l'intelligence l'emporte sur l'instinct ? Ce qu'ils vivent est homérique. Mais elle est la seule à en avoir pleinement conscience et à pouvoir le raconter. Si la passion pour la guerre ne cesse jamais de troubler la narratrice, au moins lui permet-elle d'en révéler toutes les facettes.

Les lecteurs qui ont lu ce roman ont trouvé qu'il était très bien écrit, mais il leur a manqué un petit quelque chose pour s'intéresser à l'histoire.

Monsieur Ho, de Max Ferandon

  • Monsieur Ho de Max Ferandon.

Monsieur Ho, fonctionnaire discret aux ordres de Pékin, a une routine bien huilée : du thé Long Jin, des trajets en métro et de longues journées insatisfaisantes au ministère. Un quotidien plutôt confortable, jusqu'au jour où les autorités invisibles lui confient une mission bien spéciale : partir sur les chemins de Chine pour recenser ses concitoyens. A bord d'un train tout droit sorti d'un livre d'histoire, Monsieur Ho et son fidèle chauffeur Wei Bei se lancent dans un voyage extraordinaire, à la rencontre des mille visages de l'empire du Milieu.

Une fable moderne où se croisent un passeur d'herbe aux allures de chamane, un gardien de prison rêvant de s'évader, un chef de gare qui n'a jamais vu l'ombre d'un train et une photographe amoureuse du vide... Une épopée pleine d'humour qui mènera Monsieur Ho jusque dans l'immensité de la steppe, où même les rails disparaissent. 

Les lecteurs des Brigades du livre on beaucoup aimé ce petit livre et conseillent vivement sa lecture.

Georgia, de Julien Delmaire

Parmi les auteurs invités cette année au Festival du Premier Roman de Chambéry, il y avait Julien Delmaire pour Georgia.


Georgia est l'histoire de Venance, un jeune Sénégalais, qui se retrouve travailleur sans-papiers dans une France en crise où il n'a pas sa place. Il rencontre, l'espace de quelques nuits, Georgia, une jeune femme toxicomane à la beauté ambigüe. Les deux marginaux se frôlent, se racontent, dans une parenthèse en clair-obscur où Georgia va livrer ses secrets, exhumer les trésors dérisoires de son enfance. Georgia parle et, de sa voix jaillissent des paysages : le bocage de sa Normandie natale, le Sud profond, le bayou, les champs de coton infinis.

Les lecteurs des Brigades du livre on lu ce livre qu'ils ont trouvé magnifique notamment grâce à la très belle écriture de Julien Delmaire.

Chambre 2, de Julie Bonnie : de la scène aux salles d'accouchement


"Grâce à la musique de Gabor et Paolo, j'ai compris que je pouvais être nue, aimée, dans une autre dimension. J'étais touchée par la grâce, une transe dévoilant ma peau. Je devenais un spectre, une pluie, une brume. Je donnais et je recevais. Je ne faisais plus semblant de rien. Le plaisir était réel. Avec le temps, j'ai appris à montrer beaucoup plus que mon corps. J'ai exposé mes blessures, exhibé mes émotions. J'ai dévêtu mon corps, puis j'ai déshabillé mon âme."

Dans ce premier roman très remarqué, qui a reçu le prix Fnac 2013, Julie Bonnie met en scène Béatrice, une auxiliaire de puériculture chargée d'assister les mères juste après leur accouchement. Tout n'est pas toujours rose, loin de là, et d'une chambre à l'autre, devant ces mères parfois brisée, Béatrice se remémore son ancienne vie. Lorsqu'elle dansait nue sur une scène, portée par la musique de l'homme qu'elle aimait...

Ce roman évoque l'accouchement dans toute sa difficulté, et les services de maternité au sein des hôpitaux sont décrits sans concession, dans toutes leurs imperfections. Béatrice ne se satisfait pas de la manière dont on traite les mères, du peu de temps et de moyens qu'elle a à leur accorder. Elle ne se sent pas à l'aise dans son métier, et qui n'était heureuse que sur les routes, grâce à la danse. Ainsi, c'est un roman dur mais bien mené et intéressant, avec un personnage touchant et un encouragement à vivre la vie que l'on s'est choisie. 
Julie Bonnie a utilisé son expérience de musicienne et de chanteuse pour ce roman.

Vidure de Denis Donikian

Vidures est la représentation de la vie entre allégorie et réalité de l'Arménie, métaphoriquement représentée comme une énorme décharge, placée entre le cimetière et la capitale Erevan au pied du Mont Ararat. Dans ce terrible lieu de misère physique et morale habite une humanité dolente, chiffoniers désespérés et pittoresques, emplis de vie et de sagesse. Ils représentent le peuple arménien vital et positif qui s'oppose aux représentants corrompus et immoraux de la police et de l'administration de l'Etat.

Victimes prédestinées d'une société en décomposition, après plusieurs années d'immobilisme soviétique et, à l'ouverture d'une nouvelle ère de faux libre marché, ils ont encore la force de donner un petit mais néanmoins formidable espoir pour s'opposer aux forces du mal: l'amour d'autrui, le partage et la solidarité, ancien message de l'Arménie chrétienne...

Le roman dénonce de façon plus générale des vérités trop souvent oubliées de la barbarie et de la pauvreté dans le monde, des vérités que l'on a rarement l'occasion de lire.

C'est un récit choral, avec des intermèdes de choeurs de tragédie grecque, des dialogues mordants, des coups de théâtre presque épiques et l'espoir de ceux qui tentent de résister.
 

"Ce qu'il advint du sauvage blanc" de François Garde

En 1843, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom. Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui prend sous son aile à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».
François Garde présente une version très romancée de ce fait divers qui défraya la chronique du 19e siècle et plongea dans la perplexité les scientifiques qui essayèrent de décrypter son aventure. Pour rendre cette histoire dynamique il fait alterner des chapitres qui racontent la rencontre de Narcisse avec une peuplade aborigène, avec la correspondance du scientifique Octave de Vallombrun, qui l'a recueilli,17 ans après son naufrage, échangé avec le Président de la Société de Géographie.


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